jeudi 11 juin 2009
Rapport
La Copacel passe au crible les indicateurs du développement durable
par la Rédaction
La Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et celluloses (Copacel) a présenté, le 9 juin dernier, son rapport 2008 du développement durable. « Nous avons souhaité mesurer les efforts réalisés par les entreprises papetières françaises à travers la publication de quinze indicateurs portant sur les trois piliers du développement durable, à savoir le développement économique, la responsabilité sociale et le respect de l’environnement », indique Jean-Marie Nusse, président de la commission développement durable.
Côté développement économique, la Copacel a retenu les quatre indicateurs suivants : la création de valeur, la rentabilité d’exploitation, les investissements industriels et la recherche & développement. Selon les responsables de la Copacel, la rentabilité d’exploitation constitue de loin l’indicateur le plus inquiétant. En effet, après s’être améliorée en 2007, la rentabilité d’exploitation des entreprises papetières françaises s’est à nouveau dégradée globalement en 2008, suite notamment au maintien des charges fixes des entreprises à un niveau élevé en période de crise.
Le volet responsabilité sociale reposait sur les points suivants : la contribution à l’emploi local, le niveau de qualification à l’embauche, la formation du personnel, la fréquence des accidents du travail et leur gravité. Au niveau de la contribution à l’emploi local, la Copacel a recensé 42 départements dans lesquels une usine papetière au moins est implantée. Là également, on se trouve en présence d’un chiffre en baisse dans la mesure où, entre 2006 et 2008, ce sont 21 sites qui ont été fermés.
Enfin, les six indicateurs retenus pour le pilier respect de l’environnement étaient les suivants : la certification de la gestion forestière, le recyclage des papiers et cartons usagés, la consommation d’énergie calorifique, la consommation d’énergie biomasse, les rejets dans l’eau et la certification environnementale. C’est sans doute le domaine dans lequel l’industrie papetière française se distingue le plus (60,3 % de taux d’utilisation de papiers et cartons recyclés et 64,3 % de taux de récupération, une part de la biomasse dans la consommation d’énergie de 49,2 % et 77 % de sites industriels certifiés ISO 14001 ou enregistrés à l’EMAS).
« L’industrie papetière est l’une des rares professions à publier en France ce type d’indicateurs et à quantifier les actions de ses entreprises », a précisé Jean-Paul Franiatte, délégué général de la Copacel.