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Conférence : le livre électronique dans tous ses états
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« L’avenir se cache dans le passé ». C’est par cette citation qu’Anne Cordier, vice-présidente de la Compagnie des chefs de fabrication de l’imprimerie (CCFI) a introduit la conférence sur l’e-book. Pessimisme, nostalgie ou pédagogie, à vous d’y voir ce que vous voulez. L’e-book en est encore à ses balbutiements comme l’a démontré la présentation. La technologie de l’écran, e-Ink, développée grâce à des capsules circulaires remplies de particules noires et blanches chargées électroniquement suscite encore quelques désagréments. Principalement, ce que l’on appelle « change blindness », à savoir le passage d’un écran noir sur l’écran lors de chaque modification de l’affichage, qui réduit la mémorisation. L’objet, facile à fabriquer, est loin d’être durable d’un point de vue écologique. Le bilan carbone d’un e-book, situé entre celui du mobile et de l’ordinateur portable, est estimé à 230 kg contre 1 kg pour un livre fabriqué en France. Il faudrait donc lire 80 livres numériques par an pour égaler le livre en termes d’empreinte carbone. Pas évident ! Mais cette équation risque de changer rapidement lorsque d’autres services pourront être consultés sur cette tablette. D’ailleurs, certains titres de presse sont déjà présents sur le marché ou s’y préparent par le biais des smartphones. Une question reste en suspens : comment rémunérer les auteurs des livres numériques ? Avec une TVA à 19,6 % pour le numérique (contre 5,5 % pour le livre papier), il faudrait vendre deux fois plus d’ouvrages pour payer l’auteur. Quant aux autres acteurs de la chaîne...