mercredi 1er juillet 2009

Marc Lévy livre sa vision et sa passion pour le papier

par la Rédaction

Avec 17 millions de romans vendus en 41 langues, Marc Lévy est l’écrivain contemporain français le plus célèbre dans le monde. Ce matin (mardi 1er juillet), à Paris, une poignée de personnalités liées à la fondation Culture Papier est venue l’écouter déclamer son amour du média papier. Mais pas seulement. En parcourant 100 000 kilomètres par an pour faire la promotion de ses ouvrages, il perçoit des mutations concernant les habitudes de lecture : « Je ne vois pas comment l’éducation de nos enfants pourrait résister au poids du cartable, débute-t-il. Apprendre à lire à 10 ans, c’est apprendre à lire pour la vie. Et si nos enfants apprennent à lire sur un support électronique, leur comportement d’adulte se déclinera de la même manière. » Humblement, mais avec conviction, l’écrivain a, une heure durant, donné sa vision du livre de demain et évoqué des expériences comme l’encyclopédie Larousse équipée de puces RFID permettant de générer du contenu enrichi via un outil électronique. « C’est ce type d’innovation qui permet au livre papier de subsister. Lorsque j’attends un avion à l’aéroport de New York, j’observe de plus en plus de personnes qui lisent un e-book. Le confort de lecture est au rendez-vous et les habitudes changent. C’est une réalité que je vous décris, mais sans y apporter de jugement. C’est d’autant plus délicat que je suis un amoureux du papier ! Lorsque j’ouvre un livre, mon premier geste est de sentir l’encre sur ses pages. Par ailleurs, j’apporte toujours beaucoup de soin quant au choix du papier, de sa main, mais aussi de la typo et de la couverture. » Selon Marc Lévy, l’avenir du livre papier passe donc par un travail conjoint entre les éditeurs et les imprimeurs pour obtenir le meilleur objet possible : « Vous voulez sauver le papier ? Faites de beaux ouvrages et de beaux papiers ! Je me souviens de mon père qui allait choisir des peaux en Italie pour confectionner ses couvertures en cuir. C’est par ce soucis de la qualité et du détail que le papier, à mon sens, a encore un avenir dans le domaine du livre. » Et que Marc Lévy pourra encore vendre quelques millions d’exemplaires de ses romans et faire travailler ses imprimeurs.

Le premier jour, son neuvième roman, vient de paraître aux éditions Robert Laffont.

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