Cimpress change de stratégie

Le 02 octobre 2017 par Bakhta Jomni
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Robert Keane, PDG de Cimpress. Robert Keane, PDG de Cimpress.

Le groupe international modifie son fonctionnement interne.

Le groupe de personnalisation de masse hollandais Cimpress, célèbre pour sa marque Vistaprint et actionnaire notamment des imprimeries françaises Exaprint, Pure Impression et Easyflyer, a modifié sa stratégie. Le géant de la personnalisation a en effet changé de mode de fonctionnement notamment avec ses filiales étrangères. Partisan ces dernières années d’une centralisation des pouvoirs au sein de l’entreprise, le groupe souhaite désormais laisser davantage d’autonomie aux imprimeries de son groupe afin de ne pas brider la créativité des équipes qui les composent.

Être unique pour croître

Entre 1996 et 2016, le chiffre d’affaire de Cimpress a augmenté de 27% avec 2,1 milliards de dollars de revenus par an et un milliard par an de chiffre d’affaire pour l’Europe seule. Aujourd’hui, la croissance est moins rapide pour le groupe qui continue néanmoins a se développer. « « Pour avoir du succès, il nous faut être unique », déclare Robert Keane, PDG de Cimpress. Il mise notamment pour cela sur la créativité et les nouvelles idées venues de la base de l’entreprise. « Nous pensons qu’il est important de rester petit alors même que nous grossissons », poursuit Robert Keane qui avait opté au départ pour une « organisation centralisée avec des marques distinctes. Cela n’a pas fonctionné pour nous, chaque entreprise a désormais son propre business ». Le dirigeant a souligné l’importance dans ce contexte de la « coopétition », concept mêlant compétition et coopération. « L’industrie technologique a toujours fonctionné comme cela, Apple et Google sont ainsi à la fois dans la coopération et la compétition pour l’amélioration technologique au service du client », poursuit-il. « Nous tentons donc de créer un réseau de spécialistes. Par exemple, les clients d’Exaprint peuvent en être des concurrents  mais nous les poussons à se spécialiser davantage pour travailler avec eux en toute complémentarité ».

Ce qui reste central

Le changement de stratégie a été décidé à la fin de l’année 2016 mais sera mis en place en 2017 et optimisé en 2018 avec le développement d’une plateforme technologique commune de personnalisation de masse. Equipements, plaques, achats généraux et gestion du capital restent centralisés. Les négociations avec les constructeurs se font au niveau du groupe mais les décisions d’investissements se prennent directement dans chaque entité. « Les seules choses que l’on demande, c’est un client content et du cashflow. Après, c’est le dirigeant de l’imprimerie qui décide », poursuit M. Keane. Personnalisation et broderie sont les deux secteurs où Cimpress souhaite éventuellement se développer. Avec 18 nationalités, Cimpress est installé également en Inde, au Japon et au Brésil, où il connaît 49% de croissance cette année. Le groupe continue à étudier les acquisitions possibles mais souhaite « mettre l’accent dans les deux prochaines années sur la croissance interne », note Robert Keane.

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