Drupa : France Graphique réunit des imprimeurs pour faire le point

Le 23 mai 2012 par Bakhta Jomni
Mots clés : ,

La rédaction de France Graphique organisait le mercredi 23 mai un petit-déjeuner pour permettre aux imprimeurs n’ayant pas pu se rendre à la drupa de faire le point sur les nouveautés présentées à Düsseldorf et sur les tendances émergentes. La conférence animée par  Rodolphe Pailliez, rédacteur en chef adjoint de France Graphique, ainsi que par Henri Saporta, rédacteur en chef d’Emballages magazine et nouveau directeur de publication de France Graphique, était organisée autour de quatre intervenants : Philippe Faroy, chef de projet à l’Union nationale de l'imprimerie et de la communication (Unic) ; Frédéric Fabi, président du groupe Dupli-Print ; Bernard Petit, conseil et formateur et Hubert Pédurand, imprimeur, représentant l’Unic et la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS). La conférence s’est achevée par une présentation des logiciels proposés par Chili Publisher, sponsor de cette matinée.

Philippe Faroy, qui s’est déplacé à la drupa pour « identifier les tendances et mobiliser des projets collectifs au niveau des régions » est ressorti de la drupa avec beaucoup d’optimisme, considérant que le salon était la preuve vivante  que des opportunités « mixtes » alliant offset et numérique existent. Bernard Petit a visité la drupa avec l'objectif premier de faire partager les stagiaires qu’il accompagne dans le secteur de l’emballage, la vision de ce que sera l’impression de demain. Il en est revenu avec de nombreux posters et échantillons. Frédéric Fabi, qui a fait d’importants investissements ces derniers temps, a quant à lui abordé la drupa « les poches vides ». Avec du recul, il a apporté une petite nuance à l’enthousiasme général, considérant que « la drupa ce sont de belles histoires que l’on raconte mais je suis toujours frappé par le décalage existant entre le buzz du salon et la réalité du terrain ». Il a rappelé que la drupa 2004 avait mis en avant le JDF et la drupa 2008 le jet d’encre et que chez les imprimeurs les avancées dans ces domaines n’avaient pas été révolutionnaires. « Rien ne m’insupporte plus que la démo de Benny Landa, parce qu’après, on fait quoi ? », a-t-il commenté. Il aurait souhaité davantage de prospectives offertes aux visiteurs lors de cette édition ainsi qu’une plus grande visibilité sur les clients potentiels des imprimeurs. Hubert Pédurand a rebondi sur cette remarque pour présenter IniGraph (Impression numérique dans les industries graphiques), une initiative qui prolongera le salon de la drupa . « Nous irons en régions expliquer aux imprimeurs ce qu’il se passe dans le secteur. La drupa permettait d’imaginer la quasi-totalité des solutions et d’être créatifs », a-t-il souligné.

Rappelons que la France arrive en quatrième position en ce qui concerne le nombre de visiteurs, précédée par l'Allemagne (123 000), l’Inde (15 000) et la Belgique. Le salon a connu une baisse de fréquentation d’environ 18 % par rapport à 2008. Les thèmes majeurs ressortis de l’édition 2012 sont la concurrence (complémentarité ?) directe entre l'offset et le numérique, notamment avec des formats phares de l’offset, comme le format B2. L’impression nanographique présentée par Benny Landa a également suscité la curiosité bien que n’étant pas mise sur le marché avant 2014. De nombreux partenariats ont déjà été signés avec des acteurs majeurs de l’offset (Komori, Heidelberg ou manroland). Les partenariats « stratégiques » entre constructeurs offset et numérique étaient d’ailleurs également marquants lors de ce quinzième salon. Également très présent sur tous les stands, le packaging a fait une entrée fracassante, notamment par le biais de l’impression numérique. Enfin, les solutions de gestion des flux et de web-to-print avaient mis en avant une intégration complète dans la chaîne de production, et ce quelles que soient les technologies utilisées.

Retrouvez toutes les informations sur la drupa dans notre prochain hors-série Post-drupa à paraître fin juin.

La conférence était animée par la rédaction de France Graphique.

Le petit-déjeuner a eu lieu dans une très belle salle de la Maison des Centraliens à Paris.

Bernard Petit, conseil et formateur.

Hubert Pédurand, imprimeur, représentant l’Unic et la DGCIS.

Philippe Faroy, chef de projet à l’Unic.

Frédéric Fabi, président du groupe Dupli-Print.

Près d'une trentaine de personnes étaient réunies pour ce petit-déjeuner Post-drupa.
  • Envoyer

Soyez le 1er à réagir






  •  
    Chroniques des abonnés
  •  
    Botin Graphique
  •  

    Newsletter

  •  

    A la une

  •  

    Abonnez-vous