François Martin (HP) : « Le numérique apporte un peu d’espoir »

Le 10 février 2012 par Rodolphe Pailliez
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François Martin. François Martin.

 

De passage à Paris début février, François Martin, directeur marketing HP pour l’ensemble des activités Solutions graphiques au plan mondial regroupées au sein de la division Imaging and Printing Group, a fait un point sur l’activité HP ainsi que sur les différentes tendances et perspectives pour les industries graphiques.

 

A moins de deux semaines du Salon Fespa à Barcelone (du 21 au 24 février) et à environ trois mois de la drupa à Düsseldorf (du 3 au 16 mai), quel regard portez-vous sur le secteur ?

Je pense que le secteur des industries graphiques vit actuellement sa deuxième révolution numérique. La première est intervenue il y a près de vingt ans quand la société Indigo a présenté en 1993, sur le Salon Ipex à Birmingham, ses premières solutions dans ce domaine, suivie par tout un ensemble d’interlocuteurs tels que, par exemple, Xerox, Kodak, etc. La deuxième révolution numérique à laquelle nous assistons actuellement voit des constructeurs offset comme Heidelberg, KBA et d’autres intégrer désormais des solutions numériques dans leur offre.

Est-ce là un autre signe tangible de l’évolution des mentalités et du regard porté par certains sur cette technologie ?

Une chose est certaine : en 2012, le numérique constitue une technologie incontournable. Les oppositions entre offset et numérique n’ont plus de raison d’être et ne représentent qu’un faux débat. Sur drupa 2012, le numérique sera partout et dans la période quelque peu difficile que connaissent les industries graphiques, il apporte un peu d’espoir. Quoi qu’il en soit, les imprimeurs qui ne seront pas encore passés au numérique d’ici à environ dix-huit mois, doivent s’attendre à vivre des moments très difficiles. Or, il ne faut pas perdre de vue non plus que pour passer de l’analogique au numérique pour un imprimeur, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut compter au minimum, là aussi, dix-huit mois.

Vis-à-vis de cette période difficile pour les industries graphiques que vous évoquez, comment se positionne le numérique ?

Pour bien apprécier le contexte actuel, il convient de prendre en compte un certain nombre de facteurs d’accélération. Il y a bien sûr en premier lieu les nouvelles technologies qui révolutionnent l’activité du secteur des industries graphiques. La crise financière, Internet et tous les outils qui permettent des accès directs à l’information ont également des répercussions sur l’évolution du secteur qui se retrouve en quelque sorte face aux grandes marées d’équinoxe ! Plus que jamais, l’urgence est là. D’un côté, nous avons des volumes offset qui sont en baisse avec à la clef une profitabilité relativement faible et, de l’autre en numérique, des pages en moindre volume mais à plus forte valeur ajoutée et profitabilité. Sur un plan général, il convient aujourd’hui de bien faire le distinguo entre coût par page et coût par contact.

Parmi tous les acteurs qui gravitent autour du produit imprimé, quels sont ceux qui ont, selon vous, le plus modifié leur façon d’être ?

Au cours de ces dernières années, les marques ont grandement changé leur comportement et leur façon de communiquer. Je dirai que dans bien des cas, ces changements ont fait office de bombe à retardement vis-à-vis de certains imprimeurs. Le marché est aujourd’hui le fait des donneurs d’ordres et Internet contribue à faire en sorte que tout peut désormais être à la demande.

Quels sont aujourd’hui, selon vous, les secteurs des industries graphiques qui montrent les signes de développement les plus encourageants ?

Selon moi, le packaging et le grand format font incontestablement partie des secteurs qui se portent plutôt bien. Dans le secteur du grand format, les nouveaux médias (ndlr : supports) disponibles contribuent au développement de nouvelles solutions, pas seulement pour des applications plus ou moins traditionnelles en extérieur mais également en intérieur dans le domaine de la décoration. Avec notre technologie d’encres Latex qui permet avec la même machine de réaliser différents types d’applications, nous sommes amenés à travailler de plus en plus étroitement avec les fabricants de médias. Aujourd’hui, HP a déjà installé de par le monde quelque 10.000 imprimantes Latex.

A désormais moins de trois mois du début de la manifestation, comment se présente pour HP l’édition 2012 de la drupa ?

Avec une superficie de 4.952 mètres carrés pour être très précis, HP aura le deuxième stand le plus important (ndlr : devancé d’une courte tête par Heidelberg). Il sera divisé en quatre grands pôles : Global Communication Printing (GCP), Labels & Packaging, Sign & Display et Publishing. Sur chacun de ces pôles seront mises en avant des innovations appliquées. Avant même les technologies, ce sont les applicatifs qui primeront. Nous souhaitons que cette façon de présenter les choses contribue à donner des idées aux imprimeurs. Le parti pris retenu est de présenter sur chacun des pôles des solutions complètes, du prépresse à la finition en passant par les flux de production. En matière notamment de prépresse et de finition, HP aura à l’occasion de ce salon pas moins de 120 partenaires !

Propos recueillis par Rodolphe Pailliez (9 février 2012)

HP Designjet L26500 : idéale pour ceux qui souhaitent accéder au marché de l'impression graphique sur textile. HP Designjet L26500 : idéale pour ceux qui souhaitent accéder au marché de l'impression graphique sur textile.
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