Imprifrance organise une journée de l’innovation

Le 27 avril 2016 par Bakhta Jomni
Cette journée était une première pour le groupement. Cette journée était une première pour le groupement.

Le groupement d’imprimeurs Imprifrance organisait vendredi 15 avril une journée de l’innovation.

L’objectif de cette journée était de permettre aux sociétaires de repartir avec au moins deux idées innovantes dans leur entreprise. « L’innovation vient de l’extérieur. Nous devons donc explorer ce qui se passe en dehors de nos marchés et entrer sur des terres inconnues qui nous exposent », a déclaré Bruno Barbier, président du groupement et directeur général du groupe Desbouis Grésil. «  Pour aller plus loin, je vous propose donc qu’au sein d’Imprifrance nous créions un laboratoire d’exploration », a-t-il poursuivi pour lancer cette journée qui en initiera probablement d’autres. 63 personnes étaient présentes pour 33 imprimeries représentées. « Nous avons souhaité que soient présents sur cette journée 50% de dirigeants et 50% de collaborateurs », a précisé Séverine Lemoine, chargée de communication pour le groupement ImpriFrance qui s’est occupée de l’organisation de la journée. Cette dernière s’articulait autour de deux tables rondes entrecoupées d’un mini-salon réunissant treize fournisseurs. La journée a débuté avec la présentation par Philippe Frémeau, éditorialiste chez Alternatives Economiques, de son étude sur les stratégies des entreprises du secteur et leur schémas de reconversion. Il a comparé le secteur des arts graphiques à celui du secteur aérien, bouleversé par les compagnies aériennes low-cost et donné quelques exemples d’imprimeurs qui ont su se positionner sur des niches à forte valeur ajoutée.

L’impression 3D dans les pas de l’échographie

Animée par Julien Etienne, consultant en stratégie et marketing digital, la première table-ronde rassemblait David Nidegger (L’imprimeur 3D), Jean-Pierre Las (Global Graphics), Sylvain Ordureau (Vizua) et Olivier Vénien (imprimerie Microlynx). Elle a permis à l’auditoire de découvrir les différentes technologies d’impression 3D et les opportunités qu’elles peuvent représenter. « Nous avons besoin d’imprimeurs, nous n’avons pas assez d’imprimantes sur le marché et il va falloir s’équiper » a déclaré Sylvain Ordureau, dont la plateforme de services 3D travaille aussi bien pour la médecine que pour l’archéologie. « Les nouvelles imprimantes vont être beaucoup moins chères. Savoir rematérialiser est aujourd’hui très important et il va nous falloir des gens pour évangéliser, connaître les limites du produit, modéliser et imprimer », a-t-il poursuivi. « On ne doit pas faire la même erreur qu’avec les fichiers prépresse qu’on avait laissé aux agences », a remarqué Olivier Vénien, dont l’imprimerie a acquis plusieurs petites machines 3 D en 3 ans. « Les imprimeurs ont la chance d’avoir une proximité d’appellation avec l’impression 3D. C’est une réelle opportunité qu’ils ne doivent pas laisser passer comme ont pu le faire les gynécologues avec l’échographie. Ils ont vu, trop tard, les radiologues se faire des fortunes avec », a-t-il assuré.

Du papier au digital

La seconde partie de la journée présentait les passerelles entre le support papier et le digital et les prestations supplémentaires qui peuvent être vendues par ce biais. Didier Rols (Goodbye static PDF) a vanté les mérites du PDF interactif tandis qu’Arnaud Philippe (BeeBizness) a présenté ceux d’une plateforme éditoriale. Jérôme Idelon (Onprint) a montré comment connecter le papier et Laurent Berns (Trace a Code) comment lui apporter de la traçabilité. Mathieu Redon (Elantys) a rappelé, enfin, que le support enrichi doit savoir être vendu et que les forces commerciales devaient être accompagnées sur ce terrain pour vendre au mieux.

Bruno Barbier

Président d'Imprifrance et directeur général du groupe Desbouis Grésil.

Le public

63 personnes étaient présentes pour 33 imprimeries représentées.

Philippe Frémeaux

Editorialiste chez Alternatives Economiques.

Le stand de Vizua 3D

Des réalisations en 3D.

Le stand de l'imprimeur 3D

Un exemple de petite imprimante 3D.

Arnaud Philippe et Didier Rols

Les sociétés BeeBizness et Goodbye Static PDF sont intervenues lors de la table-ronde concernant les passerelles entre papier et digital.
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