L’industrie papetière relève la tête

Le 09 mars 2018 par la Rédaction
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L'emballage tire l'industrie papetière. L'emballage tire l'industrie papetière.

Avec une hausse de 0,5% de la production en 2017, Copacel fait part d’un “optimisme mesuré”.

Actuellement présidée par Agnès Roger et dirigée par Paul-Antoine Lacour, l’Union française des industries des cartons, papiers et celluloses (Copacel) a présenté le 8 mars ses résultats pour l’année 2017. Des résultats réconfortants qui permettent à la profession papetière française de renouer avec “un optimisme mesuré”. Par rapport à 2016, le chiffre d'affaires a progressé de 3%, à 5,9 milliards d'euros. Seules les hausses de prix expliquent cette progression, car les volumes n’enregistrent qu’un petit "plus" de 0,5%, à 8,02 millions de tonnes. Un petit plus cependant très appréciable après une année de stabilité.

L’analyse des segments de marché confirme les grandes tendances : baisse du graphique et hausse de l’emballage. Les papiers à usages graphiques reculent ainsi de 1,5%. L’hygiène ne fait pas mieux avec un retrait de 0,6%. En revanche, l’emballage poursuit sa course en tête avec une croissance globale de 1,7%, à 4,5 millions de tonnes. Deux chiffres résument la situation : de 45% en 2002, la part relative de l’emballage dans l’industrie papetière française est passée à 56% en 2017. Locomotive du segment, les papiers pour ondulé (PPO) affichent un bond de 2,2%, à 3,6 millions de tonnes, tandis que l’emballage souple fléchit de 2%, à 214 millions de tonnes. Cette contre-performance s’expliquerait par des arrêts de machines et non par un marché en berne, car les sacs en papier seraient en bonne santé en raison de la réglementation limitant leurs équivalents en plastique. Quant au carton plat, il fait du surplace, à 674 millions de tonnes.

Demande soutenue

Sans s’engager sur des chiffres, Copacel envisage une année 2018 dans la continuité de 2017 grâce à “une demande soutenue”, à commencer par le commerce électronique et les sacs en papier. Parmi les facteurs à surveiller figurent les coûts de l’énergie, des papiers et cartons à recycler (PCR) et de la pâte marchande. La Chine est devenue le premier consommateur mondial de pâte et, en ayant fermé ses frontières aux déchets en juillet 2017 avec le "National Sword", a bouleversé le marché européen du recyclage. Les inconnues sont donc de taille. Sans parler du spectre d’une guerre commerciale telle que l’acier peut connaître.

Compétitivité

Avec ses 75 entreprises, ses 85 usines et ses 12 300 salariés, l’industrie papetière française, en panne de compétitivité, pointe au cinquième rang européen avec 9% de la production. Très loin derrière les 25% du leader allemand. En Europe, la croissance moyenne s’élève à 1,5%, soit un point de plus que la France. La reprise est bien là, mais la France en profite peu. 
 

Henri Saporta pour France Graphique

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