Le nouveau Kodak, c’est maintenant

Le 06 septembre 2013 par Rodolphe Pailliez
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Le nouveau Kodak est arrivé. Le nouveau Kodak est arrivé.


La longue procédure entamée le 19 janvier 2012, a pris fin officiellement le 3 septembre 2013 et c’est le Président-Directeur général de Kodak en personne, Antonio M. Perez, qui l’a annoncé : l’entreprise de Rochester dans l’Etat de New-York, est sortie du régime de protection contre les faillites de la loi américaine connue sous le nom de Chapitre 11. C’est l’aboutissement (heureux) de vingt mois qui ont vu la société fondée en 1881 par George Eastman, affronter de nombreuses turbulences.
A l’issue du processus de restructuration, émerge désormais une « société transformée » comme le souligne Antonio M. Perez. « Nous devenons une société high-tech ciblant les marchés de l’imagerie pour les entreprises, notamment les domaines de l’emballage, de l’impression fonctionnelle, de la communication graphique et des services professionnels », explique le Pdg de Kodak. « Notre transformation nous a donné une seconde jeunesse et la restructuration fait de nous un concurrent de poids, plus agile et possédant une structure du capital solide, un bilan sain ainsi que la meilleure technologie du marché. »
C’est sur le thème « Le futur commence maintenant » (« What’s next starts now ») que Kodak entame sa nouvelle existence.
« Après une période douloureuse, longue, énergivore et coûteuse, nous repartons avec réellement un nouveau Kodak à taille humaine et hautement technologique », a commenté pour sa part Claude Desbrugères, Cluster business director France et Benelux de Kodak lors d’un point presse organisé à Paris, le 6 septembre 2013.

Des objecifs bien définis et chiffrés
Concernant les trois grands secteurs d’activité visés par le nouveau Kodak, Claude Desbrugères a relayé à cette occasion les objectifs suivants.
Dans le domaine de l’emballage – marché en progression -, Kodak vise un marché d’environ 2 milliards de dollars sur un marché global de 250 milliards de dollars, en mettant plus particulièrement l’accent sur les emballages dits « intelligents ».
Dans le secteur de la communication graphique – marché globalement stable -, le marché adressé est de 13 milliards de dollars sur un total de 455 milliards de dollars.
Enfin, sur le marché qualifié de très prometteur de l’impression fonctionnelle s’appuyant sur des « technologies de rupture », Kodak ambitionne un marché de l’ordre de 2 milliards de dollars pour un global de 28 milliards de dollars.
« Nous entamons une trajectoire de croissance profitable », a souligné Antonio M. Perez. De son côté, Claude Desbrugères indique que les prochains mois seront déterminants. « Il faut absolument être très rapidement profitable, pérenne et durable dans le temps », confie-t-il.

Passée de 120.000 salariés en 1973 à 17.000 en 2012, l'entreprise américaine ne compte plus aujourd'hui que 8.500 salariés, pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 2,7 milliards de dollars après cession de ses dernières activités "Personalized Imaging" et "Document Imaging". Le nouveau Kodak ambitionne d'être à nouveau côté en Bourse, le plus tôt possible, c'est à dire d'ici fin 2013 / début 2014, soit auprès du New-York Exchange, soit du Nasdaq.

Quant à Antonio M. Perez, il devrait rester encore un an à la tête de Kodak avant de laisser sa place mais d'assurer ensuite la transition / transmission pendant deux autres années maximum.

 

 

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1 réaction

flandres | 10/09/2013 - 10H15

Vous auriez pu ajouter que Kodak Europe va quitter la Belgique et s'installer en Suisse, pour des raisons fiscales!

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