Les nouvelles perspectives de l’industrie papetière présentées à l’Académie d’Agriculture

Le 19 mai 2014 par Bakhta Jomni
Gilles Lenon, directeur du CTP, a présenté quelques perspectives envisagées pour le papier. Gilles Lenon, directeur du CTP, a présenté quelques perspectives envisagées pour le papier.

Le 14 mai a eu lieu à l’Académie d’Agriculture de France, une conférence intitulée « L’Industrie papetière dans le contexte d’une économie biosourcée ». Les intervenants étaient Paul-Antoine Lacour, délégué général de l'Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses (Copacel), Gilles Lenon, directeur général du centre technique du papier (CTP) et Philippe Gaudron, directeur général délégué de Fibre Excellence, une holding basée à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) qui gère plusieurs sociétés de l’industrie papetière et de l’exploitation forestière. L’institution qui les recevait, l’Académie d’Agriculture de France, a pour mission de contribuer, dans les domaines scientifique, technique, économique, juridique, social et culturel à l’évolution de l’agriculture et du monde rural. Elle descend de la Société d'Agriculture de la Généralité de Paris, fondée en 1761 par Louis XV. Ses membres sont cooptés.

De nouveaux débouchés

Lors de cette conférence, ils ont pu découvrir divers débouchés possibles pour l’industrie papetière après une présentation du secteur et de ses chiffres clés. « L’industrie papetière représente aujourd’hui 139 machines, 75 entreprises et 91 usines. C’est un secteur très concentré », a précisé Paul-Antoine Lacour, rappelant le recul des activités de papiers graphiques, notamment en raison de l’apparition de nouveaux supports. Philippe Gaudron a souligné l’importance de pérenniser l’activité de bioraffinerie papetière et de chimie du végétal. «Les niveaux de rentabilité sont trois à cinq fois plus élevés que pour l’industrie traditionnelle», a-t-il précisé. Gilles Lenon a pour sa part présenté plusieurs procédés développés par le CTP. Parmi ces innovations, citons notamment la chromatogénie qui permet de diminuer la sensibilité des papiers à l’eau, les gels et films de microfibrilles de cellulose (NamiCell), ou encore la réorganisation de la stratification des fibres dans le papier afin d’en modifier la rugosité et la rigidité (Boosteff)

 

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