Quelles perspectives pour la presse des collectivités territoriales ?

Le 24 septembre 2015 par Bakhta Jomni
L'étude a été présentée en avant-première pour Culture Papier. L'étude a été présentée en avant-première pour Culture Papier.

L’association Culture Papier recevait mercredi 23 septembre lors d’un petit-déjeuner à Paris, Bernard Deljarrie, délégué général de Cap'Com, le réseau de la communication publique et territoriale. Ce dernier a fait un point sur l’état actuel des publications territoriales et donné des pistes pour améliorer leur visibilité.

Les bulletins municipaux et autres publications émanant des collectivités territoriales font rarement parler d’eux. Ils représentent pourtant 10% de la presse magazine en France et chaque Français reçoit en moyenne une dizaine de ces publications chaque année chez lui. Ces publications, bien souvent très anciennes et très lues, sont réalisées grâce aux budgets communication des collectivités locales qui représentent généralement 1% du budget total des collectivités.

Une présentation en avant-première

Tous les deux ans, le réseau Cap’Com réalise une étude pour connaître la perception qu’ont les Français de la communication locale. Ce baromètre Epiceum - Harris Interactive de la communication locale 2015, officiellement dévoilé le premier octobre 2015, a été présenté en avant-première par Bernard Deljarrie pour Culture Papier. Il apporte un regard particulièrement intéressant sur le crédit que les Français portent à la communication des différentes collectivités publiques, les sujets qu’ils souhaitent voir davantage abordés et l’usage qu’ils font des différents supports d’information.

Des titres en bonne santé

La presse territoriale s’est, selon Bernard Deljarrie, fortement développée ces 15 dernières années. Cette croissance est liée à l’émergence des intercommunalités, qui publient leurs propres titres. Deux tiers des agglomérations ont ainsi aujourd’hui leur propre publication. Les élections municipales de 2014 ont occasionné un vrai changement notamment en raison des contraintes budgétaires. Peu de collectivités ont cependant supprimé leurs publications suite à ces changements. Les paginations ont néanmoins baissé et certaines publications ont changé de périodicité ou bien opté pour l’impression d’un numéro sur deux, l’autre moitié des publications étant disponible en ligne. Ce mode de lecture est cependant peu plébiscité par les citoyens qui sont seulement 1% à rechercher les informations sur le bulletin municipal ou les autres publications de ce type en ligne. Le baromètre de Cap’Com montre que les habitants apprécient généralement leurs publications municipales, fort support d’attachement à la collectivité. Ils sont ainsi 82% à souhaiter continuer à le recevoir. L’étude montre par ailleurs que le deuxième support d'information pour les citoyens est l’affichage, dont l’impact reste fort.

Des publications dans l’air du temps

Les publications des mairies, communautés d’agglomération ou régions se sont bien améliorées ces dernières années. Représentant en moyenne 24 pages par numéro et 7 numéros par an, elles disposent pour la moitié d’entre elles d’une maquette de moins de trois ans. Sur les mille Unes passées en revue par l’étude, les sujets abordés majoritairement sont la culture, le sport et les loisirs pratiqués sur le territoire concerné. Viennent ensuite les questions d’urbanisme, d’aménagement et les projets de travaux. Les sujets les moins traités, pourtant plébiscités par les citoyens, concerne les finances, les tarifications des services publics, l’utilisation des impôts locaux, le rôle des élus et leur action sur le terrain.

Des conseils pour faire perdurer ces publications

Afin de faire vivre au mieux ces publications présentant un certain dynamisme, le délégué général de Cap’Com conseille aux imprimeurs de se montrer plus que jamais présents auprès des collectivités. Les seuils des marchés publics ayant été relevés à 25.000 euros, il faut se positionner pour des marchés de plus faibles montants. « Si nous souhaitons voir ces publications persister, il faut les conseiller, par exemple sur leurs choix de papiers, a préconisé Bernard Deljarrie. Il faut leur démontrer que l’on peut imprimer différemment et ne pas hésiter à leur présenter des nouveautés car avec les appels d’offres, ils impriment facilement ailleurs que sur leur territoires, voire hors de France », a-t-il conclu.

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