Recyclage de papiers : La Poste et Copacel renouvellent leur partenariat

Le 07 mars 2014 par Rodolphe Pailliez
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Un nouveau job pour La Poste et ses facteurs. Un nouveau job pour La Poste et ses facteurs.


Après avoir conclu le 25 octobre 2012 un partenariat au travers du développement de la collecte et du recyclage des papiers de bureau, La Poste et Copacel se sont retrouvés le 6 mars 2014 à Paris pour fêter le premier anniversaire de cet engagement et signer un accord sur l’économie circulaire.
Cette nouvelle rencontre entre le groupe La Poste et son PDG Philippe Wahl et l’Union française des industries des cartons, papiers et celluloses (Copacel) représentée par son président Yves Herbault, a été l’occasion de tirer un premier bilan de l’action entreprise et de dresser quelques perspectives d’avenir.
Rappelons que l’accord-cadre signé en octobre 2012 visait à un meilleur recyclage des papiers de bureau. Sur la base du principe suivant : assurer la transformation utile des papiers collectés par les facteurs  dans le cadre de l’offre Recy’go et approvisionner les papetiers recycleurs situés en France avec le produit de ces collectes.
Pour le PDG du groupe La poste, le premier bilan est très positif si l’on se réfère aux chiffres communiqués : 2400 TPE / PME clientes, près de 58.000 salariés concernés et au bout du compte plus de 10.000 tonnes de papiers collectés (13.500 très exactement). Pour La Poste, Recy’go tient ses promesses, y compris en termes de création d’emplois au travers de Nouvelle Attitude qui a accompagné 30 salariés en parcours d’insertion au cours de l’année écoulée.
« Nous sommes les créateurs de l’économie circulaire », s’est enthousiasmé PhilippeWahl évoquant un partenariat très productif et très naturel avec les papetiers. « Nous nous trouvons dans la même boucle industrielle », a-t-il commenté, évoquant une démarche à la dimension écologique et économique, sociale et territoriale.

Une forte marge de progression
Pour sa part, le président de Copacel a rappelé, à l’occasion de cette réunion que les papiers de bureau, par leur quantité – 900.000 tonnes – et par leur qualité, représentent un gisement très appréciable et très apprécié par les papetiers. Malgré cela, l’industrie papetière ne reçoit que 230.000 tonnes de ces papiers.
Autant dire qu’il reste encore une forte marge de progression pour atteindre les 200.000 tonnes supplémentaires à l’horizon 2015 selon la convention d’engagement volontaire signée en février 2012 par les acteurs de la filière graphique. De son côté, La Poste s’engage sur un objectif 2018 de 50.000 tonnes de papier collectées pour 50.000 clients et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Si les facteurs ont aujourd’hui de moins en moins de courrier à distribuer, ils devraient dans les mois et les années à venir être de plus en plus sensibilisés à la collecte des papiers de bureau.
«La récupération des ressources, nous le faisions déjà auparavant; c’est un processus postal naturel. Ce à quoi nous sommes confrontés aujourd’hui, c’est à une modernisation de ce cycle», a conclu Philippe Wahl.

Philippe Wahl, PDG du groupe La Poste. Un premier bilan très positif sur les plans écologique et économique, social et territorial (photo Emmanuel Fradin).

Yves Herbaut, président de Copacel. Sécuriser l'emploi sur le territoire national et procéder à des développements en boucle courte.

Entourant le président de la commission Environnement et Développement durable de l'association des Maires de France, Philippe Wahl, PDG du groupe La Poste (à droite) et Yves Herbaut, président de Copacel (à gauche) signent le nouvel accord sur l'économie circulaire.
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