Un courrier informatique est deux fois plus impactant sur l'environnement

Le 22 avril 2010 par Guillaume Bregeras
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La vidéo réalisée par l'association Paper Mail et mise en ligne le 13 avril dernier commence à provoquer des réactions. Sa présidente, Sylvie Deshayes, également directrice générale du groupe Hamelin (division enveloppe), répond aux sollicitations de la part des médias : « Nous avons de nombreuses demandes d'interview et une télévision souhaite même consacrer une émission à ce sujet. » En moins d'une semaine, la vidéo a été consultée à 3 000 reprises environ et continue de « lutter contre les idées fausses véhiculées au dos des enveloppes que chacun reçoit dans sa boôe aux lettres ». En 2009, la Caisse primaire d'assurance maladie avait notamment été attaquée par la Confédération française de l'industrie des papiers, cartons et celluloses (Copacel) pour avoir incité les allocataires à basculer vers les relevés dématérialisés. L'action de Paper Mail ne fait que démarrer puisque sa présidente précise n'être « qu'au début de l'action de communication autour de l'étude scientifique qui soutient notre message ». L'étude sera disponible en détails d'ici à la fin du mois de juin, mais l'on sait déjà qu'elle révèle un grand déséquilibre entre l'impact environnemental d'un courrier papier et d'un courrier dématérialisé. « Sur les sept points de l'analyse du cycle de vie, explique Sylvie Deshayes, le papier est systématiquement moins impactant que sa version informatique et, d'une manière générale, deux fois moins impactant. »

Les sept points étudiés sont :

- le bilan carbone ;

- l'épuisement des ressources non renouvelables ;

- la toxicité pour l'être humain ;

- la destruction de la couche d'ozone ;

- l'eutrophisation de l'eau ;

- la consommation d'énergie cumulée ;

- l'acidification de l'air.

Les scientifiques, « sélectionnés parmi les ennemis du papier » selon la présidente, travaillent sur ce dossier depuis deux ans et se sont appuyés sur les données mises à disposition par l'ONU à travers son programme Ecoinvent.

Rappelons également qu'un polytechnicien avait déjà pointé du doigt l'impact environnemental de l'ordinateur.

 

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